05.09.2005

Mon rendez-vous aux Assedics

Le 8 avril ne signe pas seulement l'enterrement en grandes pompes du pape Jean-Paul le deuxième, non; le 8 avril 2005 est également le jour de mon rendez-vous au tribunal des chômeurs délinquants: les Assedics. Forte de mon expérience passée au milieu des institutions : emploi et solidarité, je savais très bien que même si le pape était en train d'être enterré, rien n'y ferait: il fallait que je justifie mes indemnités!

J'arrive donc à l'heure dite, et je suis reçue par une employée heureuse visiblement de travailler, soeur sourire à coté c'est soft ! sans doute pas réveillée, elle me prie de m'assoir en me jettant un : "je vous écoute" qui visiblement n'installait pas la relation dans l'empathie ni même la sympathie.

Je suis venue sans papiers, elle n'a pas aimé!

Mes démarches n'étaient pas celles de quelqu'un de désemparée, elle n'a pas aimée non plus!

Je cherchais à construire un projet professionnel ayant du sens: foutaises!

Je cherchais une vie professionnelle épanouissante   dont le motif premier n'était  pas purement alimentaire ou économique: billevesées.

On ne me paye pas pour penser ni même réfléchir, on me paye pour chercher activement un emploi: esclave chez Mac do, laveuse de vitres spécialisées, caissière en mal d'emploi avec son bac+4. Peu importe mais il faut que je travaille,  avec des contrats précaires   si il le faut ...mais que je travaille... et assainir alors les comptes de la liste de chômeurs.

J'ai dès lors été convoquée a la DDTE où j'ai eu un avertissement:

Mais dans ma bibliothèque, toujours,  trône les livres de Raoul Vaneigem dont mon préféré : Nous qui désirons sans fin...

 ...

 

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16.08.2005

Adieu Claire Quillot

 

"Claire Quilliot a enfin réussi à mourir. L'épouse de l'ancien sénateur-maire socialiste de Clermont-Ferrand et ancien ministre du logement Roger Quilliot s'est suicidée, à l'âge de 79 ans, le jour de sa fête. Son corps a été repêché vendredi en fin de matinée dans le lac de Tyx, près de Saint-Avit (Puy-de-Dôme). Sur le rivage, sa voiture, des plaquettes de somnifères vides, ses papiers d'identité déchirés et des cartes postales griffonnées. Des recherches avaient débuté jeudi, vers 22 heures, après que l'un de ses deux fils eut signalé sa disparition. En fin d'après-midi, elle avait quitté le domicile d'amis et roulé en direction de la Corrèze. Elle a avalé les médicaments avant de s'avancer dans l'eau, à la manière de l'écrivain Virginia Woolf, une des désespérées qu'elle admirait.

Mise en scène. Claire Quilliot était une récidiviste. Le 17 juillet 1998, elle avait déjà voulu mourir avec son mari. Un suicide soigneusement mis en scène, comme elle l'a fait à chaque fois. Après un bon dîner avec leur fils aîné dans leur appartement clermontois, le couple s'était couché, embrassé et avait avalé des cachets en trinquant. Lui était gravement malade, avait abandonné tous ses mandats politiques et refusait de devenir un «spectateur». Elle ne pouvait envisager de lui survivre après avoir passé sa vie à l'aimer. Ils avaient laissé ces mots : «Voilà. Nous avons fait notre temps.» L'ex-ministre ne s'est jamais réveillé. Elle, si. Après un coma de plusieurs jours à l'hôpital. Six mois après, elle confiait à Libération (du 5 janvier 1999) son amour fou pour son époux rencontré en 1945 à Paris, sa hantise de perdre cet homme à la santé fragile, et sa détermination farouche à décider, seule, d'en finir avec la vie. «Pour moi, l'idée du suicide a toujours été un repos», racontait-elle alors .

Une obsession aussi. Son travail littéraire l'a poussée vers d'illustres suicidés comme Robert Salengro ou Primo Levi.

 «C'est inadmissible de dépenser des milliards pour des vieillards qui ne peuvent pas survivre, expliquait-elle. Si on le décide, pourquoi ne pourrait-on pas mourir en paix ?»

Anniversaire. Puis la tentation de partir avait repris le dessus. Cette grand-mère, en bonne santé, ne trouvait plus de sens à vivre sans son homme.

Mercredi soir, les gendarmes, alertés à temps par l'une de ses amies à qui elle avait confié son intention de se suicider, avaient réussi à l'intercepter au bord du même lac de Tyx. C'était le jour de son cinquante-septième anniversaire de mariage avec Roger Quilliot. «Vous n'avez pas le droit de m'interpeller, s'était-elle révoltée. Le suicide n'est pas un délit !»

Le lendemain, elle a été plus discrète. Et a réussi son geste.

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10.08.2005

Le contrat nouvelle embauche

Alors ca y est, un nouveau contrat est né qui a vu le jour depuis l'arrivée du nouveau premier ministre, Monsieur DE Villepin. La priorité est résolument l'emploi et ce depuis maintenant....eh bien depuis toujours en réalité, mais selon les gouvernements qui se succèdent et se ressemblent, les mesures en faveur de l'emploi sont surtout des mesures en faveur du MEDEF...le chômage vaut comme alibi alors que les patrons n'ont qu'à demander de la main d'oeuvre pour les basses besognes tant pullulent les chomeurs affaiblis pas des mesures de plus en plus répressives...

Il y a eu les TUC et puis les CES, les CEC, les emplois jeunes, les contrats qualifications, les contrats d'accompagnements, les contrats aidés de toute sorte et aujourd'hui, avec le plan Borloo et celui de la cohésion sociale, voici le tout nouveau contrat nouvelle embauche.

Quelles sont ses caracteristiques?

Il s'adresse aux entreprises de moins de 20 salariés et permet d'embaucher avec une période d'essai de deux ans, un salarié.

Une période d'essai de deux ans! qui implique un CDI uniquement au bout de deux ans si et seulement si l'essai est concluant. Pendant deux ans donc le salarié ne peut se loger, ni faire un quelconque crédit puisque il est précaire! Nous connaissions l'ère du chômage, des rmistes et autres précaires, depuis peu nous assistons à l'arrivée massive des travailleurs pauvres...Je parie que les femmes seront encore les premières servies, (elles représentaient 80% des travailleurs pauvre en 2003)

Souvenons nous également que l'INSEE publiait des chiffres alarmants quant au logement puisque 30% des Sans domiciles fixes avaient un emploi en 2004 !

Alors avec le contrat nouvelle embauche, voici venu le temps des précaires en masse!

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