Page d'accueil | Le contrat nouvelle embauche »
05.08.2005
Andalousie...
Je songe à Séville comme d’un voyage à la recherche des fantômes de Carmen et de Don Juan, héros libertins et libertaires dont la figure et le caractère n’en finissent pas de me plaire et de me ravir…
Libertins et libertaires…entre la sécurité et la liberté, ils ont choisi…Toute l’eau du Guadalquivir ne pourrait étancher leur soif de liberté et d’indépendance, et ils poursuivent de leur vindicte tous les flagorneurs qui en réalité ne veulent que promesses et aliénation.
Désespérés du plaisir, ils traquent le désir, puis le désir du désir, et le désir du plaisir en célébrant le corps et la chair, la sensualité et la volupté…Ils me séduisent par leur insolence, leur indépendance, leur individualisme, loin de tout esprit grégaire. Hédonistes, ils ne sont pas néanmoins consuméristes, et goûtent au plaisir des sens comme un cadeau de la vie.
Je songe à Séville comme à une ville dont chaque rue, chaque ruelle et chaque place, me dirait la grâce et l’exubérance, l’insouciance et la volupté, la sensualité et la fragrance des parfums génésiques…
Carmen plutôt que Dona Elvira, Don Juan plutôt que Don José…
Je voudrais mes pérégrinations dans Séville comme une invite à goûter les vins sucrés, à arpenter les remparts à la recherche de Lillia Pasta, je voudrais croquer tous les fruits gorgés de sucs et l’astringence abouchée, la tête en direction des nuages, chercher du regard cet oiseau rebelle que nul n’a jamais pu et ne pourra apprivoiser…
23:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


